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Deux semaines _** _* _* _ _ _ _ ____
__ ✖ __ Sa peau, ses lèvres, ses sourires, ses mains, ses yeux, son c½ur. Toutes ces choses qui étaient à lui et qui désormais m'appartiennent. Hum, Bill si tu savais comme je t'aime. Aimer n'est pas un mot assez fort. Tu es une partie de moi que je ne peux pas oublier, que je ne peux pas laisser, que je garde pour toujours. Je t'aime plus que ma propre vie. Je suis prêt à tout pour toi.
Mes mains resserrent notre étreinte, et je sens ton gros ventre rond contre le mien. C'est fou. Je n'aurais jamais cru voir ça de toute ma vie. Mon frère, mon jumeau, et ... notre bébé. C'est complètement impossible, si on ne connaît pas cette différence que tu possèdes. Hermaphrodite ont dit les médecins. Et ce depuis notre naissance. Est-ce que ça a pu influencer mon amour pour toi ? Je n'en sais rien. Mais j'espère que ce n'est pas le cas. Le fait est que je t'aime, le reste n'a pas d'importance.
Ma main glisse sous son t-shirt, déjà bien serré. Nos langues s'entremêlent dans une danse effrénée. Goût de Paradis. Ma main passe sur sa hanche puis son ventre à la peau si tendue, et son t-shirt glisse plus haut. Je pose mes doigts sur son nombril et souris en l'entendant gémir dans notre baiser. C'est incroyable comme cette grossesse peut décupler ses sens ... J'en fais le tour du bout du doigt, même résultat. Mes deux mains s'agrippent désormais à son jean, qui n'est pas difficile à enlever. Pas serré du tout au contraire du t-shirt ... il rentrait pas dedans.
Le morceau de tissu si encombrant est débarrassé, je peux enfin poser mes doigts au point sensible. Je relâche ses lèvres et le regarde. Chaque parcelle de son visage. Magnifique. Petits yeux embués d'amour, et bouche légèrement entrouverte. Mes doigts se mettent à caresser son sexe qui durcit depuis un bon moment déjà, je souris. Et lui, il gémit, obligatoirement. S'en suit un dialogue passionnant, alors que j'enlève son boxer et me rapproche du fruit défendu.
-« Mmh, Tom ... »
-« Oui, c'est mon prénom -^^- »
-« Han, s'teu plait ... »
Je me redresse tout à coup, le regardant avec un air d'incompréhension feint et très mal joué sur le visage.
-« Qu'est-ce qui se passe ? =D »
-« ... je vais te tuer >.< »
-« Tu veux quelque chose peut-être ? X) »
Il me lance un regard noir comme jamais, et je souris avant de retourner à une tache qui m'inspire un peu plus ... entre ses jambes bien sûr. Je souffle doucement sur sa virilité, si je peux continuer à dire qu'il est viril, et ... m'arrête en me rendant compte de la vue que j'ai. On ... peut pas vraiment dire que c'est quelque chose qu'on voit tous les jours. Après tout qui a la chance d'avoir un si joli frère avec un si joli ventre ?
Je me redresse à nouveau, légèrement interloqué. Je n'aperçois pas vraiment son regard. Il me coupe avant que je ne puisse dire quoi que ce soit pour justifier mon arrêt.
-« Tu n'es ... pas obligé Tommi, si ... je ne te fais pas envie, tu sais ... » dit-il avec un air que je qualifierais de, désespéré.
Qu'il est bête. Enfin, c'est mon petit frère, et il a toujours été du genre à se dénigrer, personne n'y peut rien sur ce sujet. Il commence à refermer ses jambes, mais je l'arrête en lui souriant avec amour.
-« Tu dis vraiment n'importe quoi. »
Je passe mes bras autour de sa taille et pose enfin mes lèvres sur son sexe gonflé. Gémissements et crispations. Ma langue le caresse doucement, lentement, langoureusement. Je sens ses mains fines se glisser dans mes dreads, me dictant certains mouvements. Mais c'est inutile, je les connais tous. Par c½ur. Mon ange gémit de plus en plus fort, haletant et finit par se libérer dans ma bouche. Je ne me fais pas prier pour avaler le liquide âcre, et lèche les dernières gouttes sur sa virilité satisfaite. Je l'entends soupirer de bien-être, en me redressant pour la 3e fois. Mon Dieu, mon frère est parfait.
Il est réellement trop beau pour moi. Les yeux fermés, haletant encore un peu, un sourire béat sur les lèvres. Je l'aime tant. C'est ... presque impossible. Je mourrais pour lui. Sans hésiter. Il rouvre doucement ses prunelles noisette, fatiguées. Je ne peux m'empêcher de sourire, premièrement parce qu'il est trop mignon, et deuxièmement, parce que je sais ce qui va suivre. Dormir. Il s'épuise pour rien. Mais je n'ai pas réellement besoin de m'inquiéter, il me suffit de poser mes yeux sur son ventre ... pour comprendre le phénomène.
-« Mmh ... merci Tommi. » murmure t-il, avant de refermer les yeux.
Je remets son boxer en place, me lève et glisse mes bras sous son corps léger. D'accord un peu plus lourd qu'avant, mais pour moi il sera toujours mon Petit frère. Et accessoirement l'amour de ma vie, oui.
Je le soulève et sa tête tombe sur mon épaule. Je dépose un baiser sur son front, avant de me diriger vers notre chambre. La quatrième. Puisque David, Georg et Gustav habitent aussi ici, en temps normal. Mais ils nous ont laissé l'appart. Tout le monde a profité de l'événement, pour prendre des vacances bien méritées. A part David qui trime encore auprès de la presse et des ragots potentiels, pour que Bill soit au mieux de sa forme, disons. Il ne supporte pas les ragots, et je voudrais éviter un accouchement prématuré, même si je ne pense pas que cela puisse arriver. Les médecins vont opérer par césarienne si tout va bien. En même temps, je préfère ne pas penser à une ... autre possibilité.
-« Ne me dis pas merci mon c½ur, ça me fait autant plaisir qu'à toi. » chuchotais-je à son attention.
Je reçois un gémissement en guise de réponse. Parfait. Il se sent obligé de justifier chacun de ses choix, de me demander la permission à tout pratiquement. J'ai l'impression qu'il en souffre parfois. Et ce depuis ... que nous avons eu une ... grosse dispute à propos du bébé, bien entendu. Je soupire, en déposant son corps frêle sur le lit avec douceur.
Il a choisi. C'est seulement lui qui a pris la décision.
Quand il m'en a parlé, c'était carrément trop tard pour un avortement. Il m'a tout caché parce qu'il était persuadé que je n'accepterais pas ... un bébé dans notre vie. Bien sûr, il a réussi son coup, si je puis dire. Il a raison. Je n'aurais pas accepté, car c'était trop dangereux pour lui, pour notre couple, notre carrière.
Il a choisi. Et je subis.
Enfin c'est ce qu'il pense. Il m'a fallu beaucoup de temps pour accepter ... ça. Mais maintenant, je ne peux plus rien y changer et je m'y suis fait. Il croit tout le temps, que je lui en veux. Que je ne le trouve pas beau. Des paroles et pensées en l'air quoi. Du n'importe quoi en fait. Comment je pourrais ne pas trouver beau cette merveille ?
Ma main se pose sur sa joue que je caresse tendrement. Il est magnifique. Même s'il était paralysé, défiguré, anorexique, ou obèse : je l'aimerais toujours autant, bien que je ne souhaite aucune de ces choses ! Il est et sera toujours magnifique pour moi. Lui ne se trouve plus beau. Mais ce ne sera que de courte durée.
Ma main change de position, se soulève pour aller se poser sur cette chose qui est l'objet de toutes les attentions. Notre bébé, là, dans ce ventre. Bill ne veut pas savoir ce que c'est. Je suis persuadé que c'est un garçon mais il persiste avec sa petite fille ... on verra bien hein ! De toute façon, j'ai toujours raison.
C'est si dur ... de se dire que ... on va devenir père. Un bébé. Le mélange de nos deux sangs. Nouveau soupir. Mon Dieu, comme on en a eu peur de cette consanguinité. Bill le savait pourtant. Mais il a dit que peu importait les problèmes ou différences du bébé, il l'accepterait et l'aimerait. Quelle provocation. Il a dit ça pour que je réagisse et promette la même chose, mais ce n'était pas réellement utile, j'avais eu la même réflexion. Je suis responsable de mes actes. Même si c'est plutôt Bill qui a tout fait ici. Mais tout va bien d'après les médecins. Difficile de s'imaginer le soulagement qu'on peut ressentir sans l'avoir vécu.
Mon index glisse sur toute la longueur de ce ventre. La peau de Bill frissonne.
Papa, je vais devenir papa. C'est ... choquant. Mais il va falloir s'y habituer.
Il reste peu de temps pour s'y préparer.
Merde, quoi. Plus que quelques semaines.
Deux pour être précis.
Deux semaines avant l'opération.
Deux semaines et ... on sera parents.
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______________________... ça plait toujours ?
© Stern_*