A r t i k e l * n u m m e r * #o6________________________________________________( kapitel vier )_____

A r t i k e l * n u m m e r * #o6________________________________________________( kapitel vier )_____✖
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____________-______B a l d * d a s * E n d e


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Bientôt la fin _** _* _* _ _ _ _ ____





__ __ C'est in-cro-yable. Je ... jamais je n'aurais pensé voir ça ! Aujourd'hui, David est passé nous apporter des lettres de Fans. Gott. Je n'ai ... pas de mots pour décrire ça. Ils, elles ... sont si ... gentils ? Non, plus que ça ... parfaits ! Mon Dieu, ils nous soutiennent à fond, Tom et moi. Ca fait tant de bien de se dire que les autres ne voient pas forcement tout ça d'un mauvais ½il. Je sais que beaucoup trouvent ça horrible. Je le sais malheureusement. Qu'est-ce qu'on y peut ? Ils ne savent pas ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Ces gens-là ... je ... je les hais. Je me doute que la jalousie, le dégoût, la non-conformité à cette société a détruit le libre arbitre des gens. C'est triste. J'ai presque pitié d'eux. Mais ... suis-je si dégoûtant parce que je veux la même chose qu'eux ? Une vie d'amour normale ? J'ai ... la possibilité d'avoir un bébé et je la prends. C'est ça qui les répugne ? Mais qu'ais-je fais ?
Pourquoi je te dis tout ça ? C'est vrai, je t'ai dis que les lettres étaient magnifiques. Oui, elles le sont. Pas une seule lettre d'insultes. David n'a jamais été très doué pour cacher la vérité. Il aurait du laisser la place à Tom pour couvrir les ragots et insultes. Ou alors ils me prennent pour un abruti, vas savoir. Il n'a amené que les jolies lettres qu'il a préalablement lues. D'ailleurs elles n'ont pas d'enveloppes. Mais bon, je ne lui en veux pas. A Tom non plus. C'est mignon de sa part.
Une peur me hante. Une peur à laquelle je n'avais pas encore pensé. Mon Dieu, ils ont raison. Je suis bête à n'en plus pouvoir. On ... j'aurais du étouffer l'affaire. Ils avaient raison merde. Ils avaient raison_


_ _ _ _POV Bill
Je soupire, posant mon stylo sur mon ventre, et balançant la tête en arrière. Je suis assis sur le canapé et comme je n'avais encore rien à faire véritablement, j'écris. Mon putain de journal intime qui me fait si mal. Pas physiquement, j'entends. Non, de ce coté tout va plutôt bien. Mon p'tit c½ur manifeste souvent sa présence. Même si il n'y a pas de raison que je l'oublie, c'est carrément l'inverse. Je persiste bien entendu sur mon idée de petite fille. Je ne sais pas comment je le sais mais ... je sais. C'est tout. C'est comme ... ce lien. C'est ... si fort. Presque autant qu'avec Tom, et c'est déjà tellement. Mais ... et si ... erm, j'vais dire une bêtise mais ... Tom est mon jumeau, alors ... peut-être que ça peut rendre le lien ... plus, voire trop fort ? Oui, c'est possible, mais ... avec qui ? Ouais, ça confirme ma stupidité, vas. Faut vraiment que je reprenne le boulot, ça me manque. Un sourire étire mes lèvres alors que je sens mon p'tit c½ur se retourner. Elle aime pas le bruit du stylo qui gratte le papier. Ce sera pas une bosseuse. Tant pis.

_ _ _ _POV Tom
Je pose ma main sur la poignée de l'appart et appuie, suivi par le rire tonitruant de Georg.
-« ... p'tain j'suis fan de ton rire *.* » dis-je, avec une hypocrisie débordante.
Il me met une tape sur la tête ... ou devrais-je dire, casquette ?
-« Fermes-là et regardes où tu fous les pieds avec ton sac. » rétorque t-il.
Mon Dieu, c'est notre passion de nous faire chier. Enfin, un peu plus la mienne mais bon. Je ne serais pas tatillon sur ce point. On pénètre dans l'entrée et il ferme derrière nous.
-« Ah, un peu de fraîcheur. » dit-il, avec un soulagement mal dissimulé.
Ouais, y'a une climatisation quoi.
-« Mais Georges ! Avec toi, on est toujours au frais xD »
Merde, j'vais me faire tuer cette fois. Il me lance un regard que j'aime moyen. Ah oui, pourquoi cette blague ? On a vu quelques pubs françaises dans nos chambres d'hôtels là-bas et celle du Yéti avec des bonbons ou je n'sais quoi, m'a beaucoup plus, on va dire. J'éclate de rire devant sa tête, mais il a pas l'air du même avis que moi sur cette sublime répartie. Je m'enfuis tant bien que mal, dans les longs couloirs du loft et atterrit dans le salon, le Yéti sur mes pas. Je me stoppe d'un coup, prêt à me retourner pour signa-
-« Aïïïiiiiiieeeeeuh >.< » dit-on en c½ur.
Georg vient de me tomber dessus violement.
-« Putain, mais ça va pas de freiner comme ça ?! è_é » crie t-il.
Han, je vais la massacrer s'il continue à hurler. Je pose mon doigt sur mes lèvres, en signe de silence. Bon, c'est trop tard. Il va le regretter. Mon amour s'était, apparemment, endormi sur le canapé du salon, mais là, c'est raté pour le laisser finir sa sieste hein ?!
Il nous regarde, avec ses jolis petits yeux fatigués et baille grandement. Puis son regard change pour devenir ... narquois. Comme c'est chou dis donc.
-« Alors Tommi. On prend du bon temps quand j'suis pas là ? »
... hein ? Je tourne la tête pour voir nos positions quelque peu ... étrange et gênante, oui. Hum, Georg est en fait à califourchon sur mes fesses maintenant ... ... QUOI ?! Je me relève d'un coup pour virer cette chose de mon derrière parfait, alors que Bill est presque parti dans un fou rire. Je me lève entièrement, et ignore superbement le rire de ces deux énergumènes, dont le Yéti fait désormais partie, prenant la direction de sa chambre.
-« Eh, mais attends moi ... Tommi ! » dit Georg en pouffant.
Quel con. Il adore m'appeler par le surnom que Seul Bill est autorisé à utiliser.
-« Mmmh, vous faites quoiiii ? » dit mon adorable petit frère.
Je me tourne et lui lance un regard. Il est trop beau et orgasmique. Mais ... vais-je arriver à résister à autant de beauté toute ma vie ? Hum. Non, j'crois que j'vais lui faire l'amour jusqu'à en devenir impotent. Georg entre dans sa chambre, et je le suis en répondant.
-« On va coordonner les instruments, je marque une pause, hésitant,...pour les nouvelles chansons. »
Je sais que ça lui fait de la peine de pas trop participer à la conception du nouvel album.
-« Je ... je peux venir ? » demande t-il, timidement.
Je m'arrête sur le seuil de la porte et rebrousse chemin. Bill me sourit, rougissant un peu. Je lui rends son sourire et me penche devant lui. Il accroche ses bras à mon cou et je le remonte en glissant mes mains sur ses hanches. Je le colle à moi et pose un baiser sur ses lèvres parfaites. Il est parfait.



Le nouvel album est magnifique. David m'avait montré ses compos, mais alors la musique ... enfin c'est normal qu'elle soit géniale, c'est les gars qui l'ont fait en grande majorité. Quand je pense à Wir sterben niemals aus, ce n'était vraiment qu'une ébauche face à toutes ces chansons. Tom et Georg ont répété pratiquement toute l'aprèm. Je suis venu au début et revenu à la fin, parce que Tom voulait que je chante certaines chansons. Quelques anciennes, pour se faire plaisir selon lui, mais je sais que c'était pour moi et il sait que je sais d'ailleurs ... compliqué, mais bref. Et puis quelques nouvelles qu'on avait commencées ensemble. Je crois que cet album sera le meilleur de tous. Premièrement, il regroupe plus de chansons qu'on ne l'aura jamais fait. Deuxièmement, il nous représente parfaitement. Il est rock, mais possède un tiers de ballades. Moins que les deux premiers. Mais c'est en fonction du nombre de chansons ça. Oui, je l'adore très sincèrement et j'espère qu'il sera aimé du public.

_ _ _ _POV Tom
-« Tu veux que j'te montre ? » dis-je, déjà impatient.
-« Non, j'vais vous laisser, on regardera ça la prochaine fois ^^- » dit Georg, assit en face de moi.
Il sourit et me pointe du doigt. Ou plutôt ... la chose qui s'est aplatie sur moi il y a quelques minutes et ... qui dort. Okay. Je vois le problème. Je vais avoir du mal à aller chercher ma gratte et encore plus à jouer. C'est adorable comme il est paisible quand il dort. J'me souviens de ses sommeils pendant les tournées et même, seulement quand on avait des rencontres et interviews. Ca n'avait rien à voir. Il faut dire que dès qu'il s'assoit quelque part, il pique du nez. Ca facilite les choses hein ... De toute façon il peut en général pas se relever donc ... non j'suis méchant là.
Je remonte mon regard au niveau de Georg qui gagatise devant nous visiblement.
-« Vous êtes trop mignons X) »
Je lui tire la langue avec un regard noir.
-« Allez tires-toi, j't'appelle demain. » dis-je, en reprenant le sourire.
Il me fait un clin d'½il en se levant.
-« Je ferme derrière moi. A plus les amoureux ! »
J'entends la porte claquer, le bruit des clefs dans la serrure puis plus rien. Je soupire en passant mes bras autour de Bill, et plus précisément cette chose qui l'empêche de se lever. Mes mains se glissent doucement sous son ventre, et la réaction ne se fait pas attendre. Le bébé bouge un peu, et me tire un sourire. Mon ange soupire, avant de bailler.
-« Hum ... Tommi ? ... il est quelle heure ? » demande t-il, la voix éraillée par ses quarante-cinq minutes de sommeil.
-« Presque vingt-trois heures. Tu veux qu'on aille se coucher ? »
Un gémissement approbateur me répond. Bon ... et ben dodo ! Et comme d'habitude ... c'est moi qui porte tout le monde. Enfin ... hum, il me fera toujours craquer.

[ . . . ]

Un gémissement me réveille en sursaut. Je me fige quelques instants, mais reconnais rapidement la respiration de mon frère. Saccadée. Je me jette littéralement sur l'interrupteur pour découvrir une vision d'horreur. Bill, le front couvert de gouttelettes de sueur et les larmes roulant sur les joues. Il a les yeux fermés et c'est ce qui me rassure en quelques sortes, mais par précaution je glisse ma main sous le drap fin qui nous recouvre et la pose entre ses jambes, près de son intimité. Oh Gott. C'est pas vrai ?! Dites-moi que c'est pas vrai, merde !



_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _à suivre_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _



______________________N'oubliez pas le nouvel annuaire
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______________________lisez, merciii.



© Stern_*

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 21:06

Modifié le jeudi 17 avril 2008 23:18

A r t i k e l * n u m m e r * #o7________________________________________________( kapitel fünf )_____

A r t i k e l * n u m m e r * #o7________________________________________________( kapitel fünf )_____✖
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_____________________E r i n n e r u n g e n


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Souvenirs _** _* _* _ _ _ _ ____





__ __ Imaginez-vous ... que vos meilleurs amis vous annoncent qu'ils sont ensemble. Quand ce ne sont que des amis, si vous les aimez plus que quiconque, et que vous savez qu'ils seront toujours là pour vous comme vous l'êtes pour eux ... comment pouvez-vous refuser cet amour ? Comment pouvez-vous leur dire ... « non, je ne veux plus vous connaître » ? On ne peut pas, normalement. Pourtant, ils sont jumeaux. Ce sont deux garçons, du même âge et frères. Mais moi j'en suis incapable. Incapable de les renier. Je les aime beaucoup trop. Tom, c'est le blagueur, toujours prêt à aider, majoritairement quand il s'agit de Bill ... et s'il ne dort pas. Il est réfléchi, ne prend jamais de décision à la légère. Bill c'est simplement le contraire. Il n'aide pas les autres, ou, seulement quand il n'y a presque rien à faire. Et il agit toujours immédiatement, après une courte pensée, suivant son instinct et son c½ur. D'après vous ... comment nous, leur entourage, aurions pu seulement penser qu'ils seraient ... ensemble ? Aussi étonnant que cela paraisse, je l'ai fait. Mais par déduction. Il y avait des soirs, et des matins où on les voyait partir ... l'un après l'autre, pour se coucher. Mais ça n'était pas dur de remarquer des choses ... plus qu'étranges. Nos chambres ne sont souvent pas au même étage ... et Tom n'est pas transparent quand il veut prendre l'ascenseur. Pareil, lorsque Bill sortait de la chambre de son frère ... à sept heures du matin alors qu'à cette heure-ci, il dort normalement. Hum ... tous les deux dorment d'ailleurs. Ils sont pas doués pour ne pas se faire remarquer ... leur truc c'est plutôt l'inverse. Mais l'inceste ce n'est rien comparé à ce que Bill nous a annoncé ensuite ...

Tout le monde est réuni. Le groupe : Tom, Georg et Gustav. Le manager : David. Et même, la mère et le beau-père des jumeaux, venus exclusivement pour l'occasion : Simone et Gordon. Tout le monde est là oui, mais personne ne sait pourquoi. A part deux personnes : Bill et Tom. Le brun avait en effet prévenu son frère en avance. C'est le premier concerné. Réaction violente, mais désormais Tom sait. Et il a craqué, évidemment. Il ne pouvait pas dire non, à quelque chose dont il avait envie aussi. Ca peut paraître malhonnête dit comme ça, mais 'il a profité de cette situation'.
Le dreadé regarde son frère avec appréhension. Peur de la réaction des autres, très peur. Ils avaient deux solutions : partir très loin, en revenant plus tard, ou pas ; ou annoncer ça à tout le monde en espérant ne pas causer trop de mal. Bill avait choisi pour eux deux, encore une fois.
Les jumeaux craignent la réaction de chacune des personnes ici. C'est stupide de les avoir réunies et d'annoncer tout ça en une seule et unique fois. Mais Bill veut aller vite. Retirer le pansement d'un coup, pour que la douleur soit moins forte. Toutes les personnes qu'ils aiment et qui pourraient se détourner d'eux en quelques secondes. Douleur incommensurable.
Bill se racle faiblement la gorge et répond aux regards insistants par un sourire.
-« Hum ... Re-bonjour. Si vous êtes là ... c'est parce que j'ai- »
-« Nous avons =) »
coupe Tom, en posant sa main sur celle de Bill, qui reposait sur la table autour de laquelle tout le monde est assis.
Bill donne un sourire rayonnant à son frère. Il ne comprend pas comment Tom a pu accepter quelque chose d'aussi dur si facilement, mais en est extrêmement heureux.
-« Oui, donc, nous avons une nouvelle a vous annoncer. » termine Bill, un peu anxieux.
Tous les regards sont tournés vers eux, en partie vers leurs mains liées. Des propositions fusent.
-« C'est à propos du groupe ? » demande le bassiste.
-« A ton avis --' ? JE suis là, j'te ferais remarquer. » dit David, visiblement ébahi par la bêtise de Georg.
Celui-ci se renfrogne rapidement, puis comme dans une illumination retrouve sa répartie.
-« Et leurs parents ... ils font partie du groupe aussi ?! T_T » dit-il, l'air triomphant.
-« Mmh. »
Simone est amusée par la phrase de ce jeune homme de vingt-et-un ans qu'elle voit encore gambader à moitié nu dans le jardin, quand ils étaient bien plus petits. Nostalgique.
Bill avait eu l'air plutôt sûr de lui, quand il avait proposé cette option à Tom. Mais sa main tremble sensiblement dans celle de son frère, qui la serre affectueusement. Bill lui lance un petit regard en coin, assistant avec angoisse à la re-position de l'attention sur lui.
-« Hum ... avant de vous dire ... ce qu'est cette nouvelle, je ... on tient à vous dire que rien ne change de notre coté, vous êtes toujours nos parents, vous êtes toujours nos amis, dit-il en se tournant à chaque fois vers les interlocuteurs visés, mais ... mais nous ... »
Bill se stoppe, il s'en sent incapable. Il plante son regard dans celui de Tom. Son frère sent qu'il va faire quelque chose qui lui déplaira ...
-« C'est ... c'est si grave que ça mon chéri ? » demande Simone, inquiète.
Bill inspire un grand coup.
-« J'ai pris une décision, seul. Et je sais qu'elle causera des tords à beaucoup. Au label, pour commencer, donc au groupe, c'est pourquoi vous êtes là, dit-il en regardant Gus, Georg et David, mais également à vous, car ... car ce que j'ai fait est puni par la loi, il murmure, ... et complètement stupide é_è ... »
Tom se lève, se place derrière son frère, sans lâcher sa main et l'enlace tendrement.
-« Tu n'es pas seul mon c½ur, je te l'ai déjà dit. » chuchote le dreadé à son frère.
Personne ne comprend rien dans la pièce. Gustav, en revanche, à déjà sa petite idée. Bill se sent réellement mal. Il se rend compte de la portée d'un acte que toutes les femmes du monde peuvent faire si l'envie et le courage leur en prend. Mais Bill n'y a pas droit. Pourtant ... il pose les yeux sur son ventre. Les larmes embuent ses prunelles noisette. L'assistance commence à s'impatienter.
-« Bon, vous nous la dites cette nouvelle ? Ca n'en sera bientôt plus une, si ça continue ù_û » dit Gordon, agacé.
Tom le regarde méchamment. Il ne sait pas comme c'est dur pour Bill. Il n'a jamais su. Il a, d'ailleurs, toujours préféré Tom à son frère. Mais le chanteur n'est visiblement plus en état de dire quoi que ce soit, il a baissé la tête et n'ose plus la remonter, car ses larmes vont glisser d'une seconde à l'autre, au fil de ses pensées de plus en plus noires. Un refus total s'affiche devant ses yeux, un rejet violent de la société. Douleur incommensurable.
-« Bill et moi, nous sommes ensemble. »
Un silence de mort plane dans la pièce. Gustav n'est pas étonné, et adresse un sourire encourageant à Tom. Georg ne tarde pas, lui non plus, à acquiescer. Sans un mot de plus, mais de leur coté. Quant aux adultes, si l'on puit dire ... l'incompréhension et l'horreur sont grandes. Bill relève ses yeux pleins de larmes et remarque l'étendue des dégâts. A cette vue, il les referme bien vite.
-« Comment ça ... ensemble ?! Oo, déclare David, complètement paniqué à l'idée de perdre beaucoup, ... vous n'avez pas l'droit ! »
Il avait crié dans la pièce ou tout le monde était déjà figé. Un frisson parcoure le corps de Bill, qui ne peut réprimer un sanglot. Tom resserre son étreinte et caresse tendrement les bras de son frère.
-« ... comme si on ne le savait pas. » dit-il, lui lançant un regard haineux.
Simone soupire, la tête dans les mains, alors que Gordon se lève et se met à fixer Bill, les poings serrés et tremblants. Tout à coup, il frappe sur la table, faisant sursauter tout le monde. Bill a peur. Son beau-père lui a toujours fait peur. Il aimait Tom, comme son propre fils. Il disait que « lui au moins » ressemblait à un garçon. Il lui a appris à jouer de la guitare. Il n'a jamais voulu que Bill en fasse. Ca n'était pas son rêve, mais il n'a pas eu l'occasion de le savoir. Et il l'a encore entendu dire il n'y a pas si longtemps qu'il devrait être le leader de leur groupe, « pas cette tapette ». Ca peut faire mal, Tom le défend bien sûr, mais ça peut blesser profondément. Le chanteur tente de calmer les battements de son c½ur.
-« Qu'est-ce que t'as fait ? » demande Gordon d'une voix blanche.
Il s'adresse au leader, justement. Celui-ci ne dit rien, il renifle un peu pour évacuer ses sinus. Tom le tient toujours serré contre lui, de peur qu'on ne lui fasse du mal. Physiquement ou moralement. Il sait que Gordon va être horrible dans quelques secondes, il le lit dans ses yeux sombres.
-« Qu'est-ce que t'as fait à Tom pour qu'il te baise ?!! è_é » hurle t-il.
-« GORDON ! » intervient Simone, la voix emplie de rage.
Bill tremble de tous ces membres. Mais pas de peur cette fois-ci. Il en a marre qu'il lui marche sur les pieds. Ne pas fâcher une femme enceinte.
-« Ta gueule putain ! On s'aime ! Vous pouvez pas l'comprendre ça ?!, il regarde plus précisément Gordon et David, on s'aime ! Est-ce que vous savez seulement c'que ça veut dire, merde ?! »
L'assistance reste plutôt tétanisée après son monologue. Tom est fier de son frère. C'est une des premières fois où il lui tient tête, et il dépose un baiser amoureux dans son cou, le berçant doucement.
-« S'il vous plaît ... ne vous battez pas ... ç_ç » déclare doucement la mère des jumeaux.
Elle relève des yeux embués vers ses enfants. Bill ne peut s'empêcher de pleurer à nouveau. Il ne veut pas faire de mal à sa mère. Elle soupire.
-« Vous savez ... que c'est mal ? »
Tom s'apprête à acquiescer, mais il voit la chevelure de Bill se secouer négativement devant ses yeux.
-« Non è_é »
-« Mais ... Bill ... vous êtes frères ! Jumeaux en plus ! é_è »

La détermination se lit dans ses prunelles noisette.
-« J'aime Tom. Je suis fou amoureux de lui. Il n'y a rien de mal en amour. »
Evidemment, cette phrase touche le dreadé au plus profond de son c½ur, et il caresse tendrement une partie du corps de son frère dont personne n'a encore entendu parlé et qui, pourtant, va poser nombre de problèmes dans les temps à venir. La pièce est morte, comme figée. Personne ne bouge, c'est à peine s'ils respirent. On croirait presque que le temps s'est arrêté. Mais la douce voix de Bill reprend.
-« Je suis désolé de vous faire un cours, mais j'y suis obligé pour que vous compreniez la suite ... de ... mes aveux. »
-« Nos aveux. »
corrige Tom, à nouveau.
Et comme ça lui arrive souvent désormais, une envie folle prend Bill. Il se retourne tout à coup, un grand sourire sur les lèvres, glisse amoureusement ses mains dans le cou de son frère et pose ses lèvres sur les siennes. Les homologues tactiles de son frère agrippent ses hanches lentement. S'en suit un baiser passionné, qui choque la moitié de la salle. Leurs lèvres se détachent, enfin comme dirait certains, et Bill continue, sans se retourner.
-« J'ai appris récemment, que je n'étais pas normal. »
-« C'est sûr ! Baiser et aimer son frère, ce n'est ab-so-lu-ment pas normal. T'es long à la compréhension >_< »
dit Gordon, méprisant.
Le chanteur ignore l'agression, à laquelle Tom répond par un « ta gueule » qui déplait fortement au beau-père.
-« Je ne me sentais pas très bien ... il y a déjà quelques années. J'étais allé voir un médecin. J'ai fait des radios, des échographies. Tout ça pour révéler une partie cachée de mon physique ... il murmure, les yeux dans le vague, très bien cachée ... »
-« Pourquoi tu ne nous en as pas parlé é_è ?! » demande Simone, anxieuse.
-« Parce que ... vous n'auriez pas compris. Vous auriez voulu ... autre chose, sûrement. Une ... ablation, peut-être. Mais pas moi. Je ... il plonge son regard dans celui de son frère quelques secondes, avant de rougir et de le détourner, fixant le sol, ... j'avais ... déjà d'autres idées en tête ... »
Un sourire éclaire le visage de Tom, qui émet un petit rire.
-« Je veux bien le croire =) » chuchote t-il à son oreille.
-« Qu'est-ce que c'est ? » questionne Gustav, qui parle pour la première fois.
Bill soupire, alors que Tom masse doucement ses hanches.
-« Je suis hermaphrodite. »
Un nouveau silence s'installe. Pesant, lourd. Comme ses silences qui déplaisent à tout le monde, mais que personne n'ose chasser de peur de devenir une cible, aux regards des autres.
-« Mais là n'est pas le véritable problème qui va ... tout chambouler. Je vis avec depuis ma naissance. Je n'en suis pas mort. »
Tout à coup, Georg émet un son étouffé, et les regards se dirigent vers lui. Il a l'air terrorisé.
-« Tu ... tu ... vas mourir ?! Oo » dit-il, le visage décomposé.
-« =_=' ... Non Georg, tu ne m'écoutes pas. »
Celui-ci soupire de soulagement et Bill sourit, heureux de voir que son ami ne l'a pas rejeté ... pour l'instant.
-« Non ... si ... si tout va changer c'est parce que ... je ... je, il soupire à nouveau, ... hum, j'arrive pas Tommi é_è »
Tom sourit, dépose un baiser sur sa tempe et glisse sa main sur le ventre un peu rond de son frère. Ses yeux ne quittent pas leurs reflets.
-« Bill attend un bébé. »

Mon Dieu cette phrase. C'est un moment que je n'oublierais jamais. Par la suite, Gordon s'est mis à hurler, David était totalement choqué ... Georg n'était pas dans un meilleur état. Mais ça m'a fait autant de peine qu'aux jumeaux de voir leur mère se lever, et leur déclarer simplement qu'ils n'étaient plus ses fils. Je ne m'imagine pas une telle situation. Ca les ... ils en ont beaucoup souffert. Bill s'est senti complètement responsable et, bien que Tom le nie tout le temps pour ne pas lui faire plus de peine, c'est vrai.
Je soupire. C'est si difficile de s'aimer au détriment des autres. Je ne sais pas, je ne comprends pas ... mais je serais toujours là pour eux. Ils ne méritent pas qu'on les abandonne parce qu'ils ont été ... de vrais rockeurs ? Contre la société. Hum, ils ont eu de la chance, comme ils ont eu de la peine. Et ... à mon avis, ça ne va pas s'arrê-
-« Guuuuuuuus ! é__è » crie t-il d'une voix désespérée.
Pauvre Tom. Comme je le disais, ça ne s'arrête pas. Les conneries s'enchaînent visiblement. Et je le vois arriver en courant - difficilement avec son sac à pommes de terre - les traits tirés par l'angoisse et la fatigue. Pauvre Tom. Je n'ai même pas le temps de me lever qu'il m'agrippe et me tire, toujours en courant, dans les couloirs de l'hôpital. Je suis à peine arrivé que je sais déjà tout. Peu de gens ignorent combien Tom a de la tchatche. Il m'a tout raconté au téléphone d'un trait, sans prendre d'inspirations et le tout en vingt secondes chrono. Je le retiens pour l'empêcher de courir, parce que c'est la troisième fois qu'une infirmière nous prie de ralentir. Il n'est pas trop lourd, c'est pas difficile. Il se retourne, l'air plus paniqué que jamais.
-« Mais Gus', vite vite viiiiite ! » déclare t-il, essoufflé, mais toujours d'un même souffle.
-« Calmes toi un peu Tom, j'suis sûr que même Bill est plus calme ! »
Il me fusille du regard.
-« Ah tu crois ça ?! »





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© Stern_*

# Posté le mardi 15 janvier 2008 16:20

Modifié le jeudi 17 avril 2008 23:34

A r t i k e l * n u m m e r * #o8________________________________________________( kapitel sex )_____

A r t i k e l * n u m m e r * #o8________________________________________________( kapitel sex )_____✖
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Le début de la fin _** _* _* _ _ _ _ ____





__ __ Qu'est-ce qui s'passe ? Mais, je ... je ne comprends ... pas ? Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je ... n'sais pas ce que je ressens ... qu'est-ce que c'est ? ... Douleur. J'ai si mal ... Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai ?! Yeux fermés. Je dois les ouvrir. Il faut que je vois, que j'entende ... pourquoi je n'entends rien ?! Tooooom ... où es-tu ? Je t'en priiiiie ... Douleur ... j'ai si mal ...
Des sons. Enfin. Des mots ... des phrases ...
-« Ca va aller mon c½ur, restes avec moi ! Bill, réveilles-toi s'il te plaiiit ! »
Tom ? Où on est ? Où je suis ? Qu'est-ce qui s'passe ? Je n'comprends rien, putain ! Douleur. Je gémis, ça fait trop mal. Je comprends pas ! Qu'est-ce c'est ... ce grondement sourd ? ... la, la route ? Je n'arrive pas à ouvrir les yeux !
-« Tom ... » murmurais-je, dans un souffle.
-« Mon Ange ?! Comment tu t'sens ? é_è »
Je n'ai jamais autant souffert de toute ma vie ... c'est catastrophique. Douleur. J'ai chaud. Mon corps me brûle ... comme ... quand j'ai d'la fièvre ... se défendre contre ... une maladie ?
-« Mal ... »
Je sens sa main se poser ... sur mon ventre. Merde ... putain ! Le bébé ! Je ... je , non c'est pas possible ! Je ... je peux pas, je dois pas ! Douleur ... des contractions ? Comment c'est arrivé merde ?! Je pleure cette fois, j'en peux plus. J'suis fatigué, et ça fait si mal ... Mon p'tit c½ur, pourquoi tu m'fait ça ... ?
Trou noir.

[ . . . ]


Lumière, trop forte, je ferme les yeux, les ré ouvre, plusieurs fois. La douleur est toujours là ... plus forte, si possible. Tout est flou. Mais trop blanc. Oui, tout est beaucoup trop blanc et ça m'effraie. Le bruit de roues ... un brancard ? ... le blanc ça serait ... bien sûr, l'hôpital. Des voix. La voix chaude de mon frère. Je ressens sa peur. Putain, Tom arrêtes d'avoir peur tu m'la communiques ! Enfin, j'ai déjà peur, mais ça m'aide pas vraiment. D'autres voix, elles disent des choses que j'n'apprécie pas du tout.
-« Il faut qu'il se réveille ! »
-« Mais ... faites-lui sa césarienne ! Il faut pas qu'il soit réveillé pour ça ! »

C'était Tom.
-« Mais puisque je vous dis qu'on ne-peut-pas ! »
Quoi ?! Mais ... mais, qu'est-ce que j'dois faire ?! Mon Dieu, j'veux pas ... j'peux pas le faire ... tout seul ? Douleur ... contraction. Je ... je veux pas ... accoucher. Je peux pas ! C'est pas possible, naturellement ... physiquement, c'est impossible ! Je vais en mourir !!
-« Mais c'est un garçon, merde ! Comment voulez-vous qu'il accouche ?! »
Tom, mon c½ur ... j'ai si peur. Je tente une ouverture des yeux. C'est encore flou, mais je vois le haut du corps de mon frère à ma droite, celui d'un médecin, certainement, à ma gauche.
-« On va faire ce qu'on peut pour l'aider ... j'aimerais faire plus, sincèrement, mais j'en suis incapable. Votre frère est unique. Nous n'avons jamais eu à faire à ce cas-là. Il y a quelques mois c'était possible, mais maintenant ... des organes bloquent une quelconque tentative de césarienne ... je suis ... désolé. »
Mon Dieu, que mon frère est beau. Je tends doucement le bras vers son visage et pose ma main sur sa joue. Il a les yeux remplis de larmes, mais ça n'enlève rien à sa beauté.
-« Mon amour ... » murmure t-il, la voix éraillée.
-« Tommi ... pleures pas. » dis-je, lui souriant un peu ... avant de grimacer atrocement sous une contraction.
Je vois les infirmiers attraper mes jambes et bras, et me soulever. Au secours, la table de travail ... Pourquoi moi ? Je suis dessus, je ferme les yeux et les laisse écarter mes jambes pour les placer dans les étriers ... je soupire. Je n'ai pas commencé et je crois que j'ai déjà souffert plus que quiconque sur cette Terre. Mais rien n'est encore fait. Je sens une main s'agripper fortement à la mienne. Je reconnais sa peau, comme toujours. Le bout de ses doigts abîmé par douze ans de guitare. Contraction. Chacune de ces douleurs me tire un gémissement qui deviendra un cri, dans quelques minutes. Je le sais.

Ils ont mis quelque chose sous mon dos ... un coussin ou un truc du genre. Bonne idée. Mon p'tit c½ur aurait rencontré le lit sinon. Je ne suis pas une femme. Je n'ai pas de vagin. Pas placé où il faut en tout cas ... imaginez, j'ai souffert la première fois que Tom m'a fait l'amour, comme chaque homme qui s'est fait prendre. Moi ... j'aurais droit à dix fois pire.
-« Faites-lui au moins une péridurale ... » dit la voix familière, voix empreinte de sanglots.
Oh, Tommi, ne pleures plus. Je ne mourrais pas. Je veux voir notre p'tit c½ur. Hors de question de t'abandonner. Ni toi, ni Elle. On me soulève à nouveau, j'ouvre les yeux. Je suis assis, mais on me soulève encore, pour que je ne sois pas sur ... mon intimité ... et je suis nu. Devant tous ces gens qui me dévisagent, évidemment. Personne n'a jamais vu un homme enceinte jusqu'aux yeux, il ne faut pas trop leur en demander. La pudeur ? ... tant pis.

Contraction. La main de Tom se resserre autour de la mienne, je tourne mon regard vers lui et sourit doucement. Il est si ... si ... magnifique ? Je ne sais pas pourquoi je le trouve si beau, maintenant, à cet instant précis. Plus que jamais. Pourtant, il a pleuré, ces yeux sont remplis de tristesse et de douleur ... ma douleur, notre lien doit être empathique. Désolé Tommi, je ne veux pas que tu souffres avec moi. Des cernes noircissent ses yeux. Mais je le trouve si beau. Peut-être pour ... détourner mon attention de cette douleur insupportable ?
-« Ah ! » m'écriais-je tout à coup, sentant une vive piqûre dans mon dos.
Putain, la péridurale. C'est ... c'est ... beurk. Voilà. C'est ça : beurk. Je le sens glisser, une grimace de dégoût sur le visage, qui ne fait que s'accentuer. Un tuyau ... le cathéter dans ma colonne vertébrale. C'est immonde. Moi qui hais les piqûres ... me voilà servi. Les larmes dégringolent sur mes joues alors qu'ils terminent l'horrible man½uvre. Tom pose ses doigts sur ma peau et les chassent, me tirant un sourire. Si beau. Et, à une vitesse beaucoup beaucoup trop lente, je sens la douleur s'estomper un peu.

A nouveau ils me couchent sur la table ... re-position des jambes. Le cathéter s'aplatit un peu dans ma colonne. C'est répugnant. J'ai des envies de mourir. Je ne veux pas ... pourtant tout s'accélère. Les contractions me prennent toutes les deux minutes. C'est ... insupportable putain ! Elles durent si longtemps ... Mais je ne gémis plus ... pour l'instant. Mon Dieu, rien n'a commencé ...
Puis une voix ... celle de mon amour, encore.
-« Mon c½ur, les médecins ont dit que tu ne commenceras que quand les contractions seront plus fortes. Je dois aller chercher Gus' je reviens, d'accord ? » dit-il doucement, près de mon oreille, en caressant mon bras.
Qu'est-ce que je peux lui dire ? « Non ! Restes Tommi, j'ai besoin de toi » ... J'aurais du. Mais je ne l'ai pas fait. Je ne veux pas lui paraître ... faible ? Pas tant ... si faible, mon Dieu ... il il m'a aidé et supporté pendant tous ces mois ... par, par ma faute qui plus est ?! Oh, Tommi ... pardonnes-moi d'être si ... encombrant et stupide.
-« ... oui. » ais-je murmuré.
Ses lèvres, si douces, sur les miennes. Hum, Tom, le paradis a un goût. Le tien.
-« Je t'aime. »
-« Moi aussi. »

Plus que tout au monde. Et il est parti, en courant presque.

Je suis seul, avec une infirmière, qui me dévisage totalement. Sans gêne aucune visiblement. Je soupire, et tente de calmer les battements de mon c½ur. En parlant de c½ur ... je glisse doucement mes mains sous le drap qu'on a bien voulu m'accorder, et les pose sur mon ventre. Ca fait longtemps qu'elle ne s'est pas retournée, mais je comprends mieux pourquoi maintenant. Elle avait déjà tout prévu ... Elle. Nouveau soupir, je ferme les yeux en caressant tendrement ma peau. Contraction, mais faible. Je les sens bien, mais ... c'est juste ... désagréable, plus douloureux. Je pourrais bientôt la tenir dans mes bras ... n'est-ce pas ? Notre p'tit c½ur. On a tellement donné pour toi, mon ange. Si tu savais ... mais je te le promets ... tu sauras. Je t'aime déjà tu sais ? Autant que ton Papa. Et ... et je pense que ton Papa aussi t'aimes comme moi je t'aime ... On sera toujours là. Mon p'tit c½ur ... Maman va bien avoir mal pour toi ... mais si c'est pour te prendre dans mes bras, ça vaut le coup.

Je cours dans les couloirs, poussant certaines personnes dans mon passage.
-« Désolé ! » criais-je en dérapant dans un virage.
On est en pleine nuit en plus, j'suis pas gêné. Hum, c'est pour la bonne cause. Ces couloirs blancs et stériles, tous les mêmes ... et dire que je n'aurais du les voir que dans une semaine ... et pas en pleine nuit, c'est certain. Putain, je hais ces médecins ! Ils avaient promis que ce serait possible et au dernier moment ils se défilent ! Quels ... quels ... enculés, tiens !

J'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie que quand j'ai pris le volant pour emmener Bill à l'hôpital. Il était tout pâle et il parlait pas. Mon Dieu, j'ai eu si peur ... Je m'en remettrais jamais j'pense. Bon, faut qu'je trouve Gus. J'l'ai appelé dans la voiture, j'savais plus quoi faire ... le pauvre j'l'ai réveillé. Il était avec Katia. Bon, j'pense pas qu'à une heure* du mat ils faisaient quelque chose ... mais moi, j'aimerais pas qu'on m'réveille à cette heure là ... Hum, Gus c'est l'meilleur y'a pas à dire.
Nouveau dérapage. J'vais finir par me glander à ce rythme ... L'Accueil ! Enfin !
-« Guuuuuuuus ! é__è » criais-je, assez fort ... j'vais réveiller tout l'hôpital, ça va être fort comique.
Ni bonjour, ni merci d'être venu, je l'embarque rapidement, et le tire par la manche de sa veste. Putain, j'espere que ça va aller, j'ai vraiment trop peur. Bill a l'air déjà épuisé ... mon Dieu, il ... il va avoir ... si mal ? Même pas, « mal » c'est pas assez. Tout a coup, je faillis me casser royalement la gueule, et me retourne pour voir, le pourquoi de cet arrêt si brusque. Gus me regarde, calme. Il a pas l'air de savoir combien c'est important là ... attends ... c'est lui que j'ai eu au tel au fait ?! Mais ... est-ce que j'ai seulement entendu sa voix ? ... ... alors là, j'suis en plein combat psychologique avec ma mémoire. Pas grave, il est là, et il faut se bouger les fesses, merde !
-« Mais Gus', vite vite viiiiite ! »
-« Calmes toi un peu Tom, j'suis sûr que même Bill est plus calme ! »
dit-il, rassurant, et agacé à la fois.
... Non, mais il a fumé avant d'venir lui c'pas possible ?!
-« Ah tu crois ça ?! » m'écriais-je, encore trop fort.
Je reprends sa manche et il se laisse entraîner cette fois-ci. Des infirmières nous hèlent. J'm'en fiche. Mon amour ... mes amours sont trente fois plus importants que les vieux qui sont entrain de crever ici. Quoi ?! Sans c½ur ? Tu parles, j'suis d'accord avec la mort moi ! Tant qu'elle ne prend pas à dix-huit ans ... ou même à la naissance. Han, mes anges ! J'peux pas les perdre.

Enfin devant la porte, je me précipite à l'intérieur, après avoir lâché Gus quand même, et marche plus lentement jusqu'à mon p'tit frère qui me fait un sourire. Il est si beau. Même comme ça, prêt à ... accoucher. J'm'y ferais pas à ça. Enfin. Je prends sa main dans la mienne, et la caresse doucement du pouce.
-« Ca va mon c½ur ? » demandais-je, très bas.
-« Ca pourrait aller mieux, c'est sûr. » dit-il, avant de ricaner et de fermer les yeux.
Je soupire. Bien sûr que ça pourrait aller mieux. Si ces putains de médecins d'mes deux avaient une parole, par exemple.

[ . . . ]

Ca vire au désastre. Malgré la péridurale, Bill ne peut pas s'empêcher de réveiller tous les patients qui dormaient encore. Tom est entrain d'agoniser à côté. Je crois que je ne l'aurais jamais imaginé comme ça. Qui sait ... ce qui ce serait passé s'ils n'étaient pas ensemble ? Tom n'aurait jamais été père, je pense. Il n'y avait pas moyen de lui trouver une copine stable avant ... enfin, c'est impossible de savoir. Ca dure depuis si longtemps, leur p'tite histoire là que ... il devait déjà aimer Bill quand on tentait vainement de l'intéresser sérieusement à une fille. Mouais, on était pas arrivé quoi.
J'me suis adossé à l'encadrement de la porte. J'ai peur de gêner un peu ... j'me fais petit. J'suis là au cas ou ... au cas ou quoi au fait ? Nan j'suis là pour rien finalement. J'assiste. J'vais sûrement aider à ramasser Tom quand il se sera évanoui à force de stresser comme un malade. J'avais raison. Bill est biiiiiien plus calme. Il suit à la lettre les directives des médecins, qui eux-mêmes sont un peu perdus. C'est drôle en somme. Enfin, ça le serait si Bill ne pleurait pas évidemment ...

-« Ca va aller ... ça va aller ... il ne va rien se passer de graaaave ... pffffiiiou ... il-ne-va-rien-se-pa-sser-de-gra-veuh ... >__<»
-« Putain Tom ! è_é Fermes-la j't'en prie ! Tu m'aides pas là ! »
crie Bill à son pauvre frère qui tremble tant il est tendu.
Ces gars sont une catastrophe. Des fois, c'est l'amour fou ... et c'est l'cas d'le dire. Et puis des fois c'est ... comme ça. Je vois Bill serrer la main de Tom de toutes ses forces, pendant une contraction ... et le visage de celui-ci grimacer.
-« Aiïïïiiieeuh T_T » gémit-il.
Il est pas gonflé. Les larmes dévalent les joues de notre chanteur préféré. Ca me fait d'la peine, et en même temps ... j'suis content pour eux. Ce qu'ils att ... hum, surtout ce que Bill attend depuis si longtemps va enfin arriver. Et j'suis même content d'être là. J'ai promis à Katia de l'appeler quand le bébé serait né. J'espère que ça va bien se terminer ... ça a l'air d'aller pour l'instant, bien que Bill soit fatigué. Il arrive toujours à sortir des ressources de je-ne-sais-où. Mon Dieu, ce bébé va être une pile électrique avec des parents pareils.

[ . . . ]

Ca fait maintenant cinq heures que j'suis arrivé. Toujours rien, mais ça se comprend. C'est trop dur pour Bill. J'ai pris le relais à côté de lui ... les médecins et Bill lui-même ont viré Tom parce qu'il était trop excité. Le pauvre, enfin ... je sais que son frère la rappellera après, rien de grave. Il doit juste péter son câble dehors.
-« J'vais pas y arriveeeeer ç___ç » gémit Bill.
Les médecins ont du le faire commencer trop tôt, mais faut dire que c'est plutôt dur à juger. Enfin, ça fait des heures que Bill pousse comme un dératé et ... et, ben rien du tout. Ca me fend le c½ur, il souffre en plus. Je me demande si la péridurale tiens jusqu'au bout ... très certainement, enfin je l'espère !
-« Mais siiii Billou, j'te jure que tu vas y arriver. Et tu pourras prendre ton joli p'tit bébé dans tes bras après ! =) »
-« Et ... et si elle allait pas bien ? é_è »

... Pourquoi j'suis venu déjà ? Ah oui, aider, aider, aider.
-« Mais si, elle sera en parfaite santé. »
-« ... ... t'es sûr ? é___è »
-« Hum, tu veux pas que Tom revienne ? -_- »



_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _à suivre_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _



Personnellement, je n'aime PAS-DU-TOUT cette suite pour que vous soyez au courant --'
J'la trouve nulle de chez nulle. J'avais pourtant bien commencé, mais ... mais, il y a pas
le "truc" de mes autres chapitres =/ J'suis vraiment deg'. J'y arrivais pas. C'est trop dur
à expliquer, et connecter avec la réalité, parce que après tout, ça n'existe pas ... ... ...


© Stern_*

# Posté le samedi 19 janvier 2008 06:16

Modifié le jeudi 17 avril 2008 23:58

A r t i k e l * n u m m e r * #o9________________________________________________( kapitel sieben )_____

A r t i k e l * n u m m e r * #o9________________________________________________( kapitel sieben )_____✖
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_________________________G e b u r t


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Naissance _** _* _* _ _ _ _ ____





__ __ Deux personnes qui s'aiment. Une nuit. Et ... trente-huit semaines seulement, et non pas trente-neuf (grâce à mon petit c½ur). Mais ça valait le coup ... Mon Dieu, c'est fini. Enfin. On m'a dit que, malgré tout, j'avais eu de la chance. Normalement un accouchement dure au moins treize heures. J'en ai mis que dix, très certainement parce que j'avais commencé en nette avance. Je suis fier de moi (un peu de récompense personnelle ne fait jamais de mal, que veux-tu). Du coup, notre petit c½ur est né à la même heure, exactement (si on vire les secondes, je suppose) que Tom. 11h52. Quand il s'en est aperçu ... mon Dieu, je croyais déjà l'avoir vu excité mais là ... Bref, c'est Tommi, pas besoin de polémiquer. Au fait, tu dois te demander ce que tu fais là ? Ben tu faisais partie des affaires à emporter à l'hôpital ! Je t'avais caché. Je savais bien que j'aurais envie d'écrire, et j'ai pas tellement envie que quelqu'un tombe sur toi. Même Tommi, oui. Il sait tout ce que je pense de toute façon, mais je préfère que ce ne soit pas aussi explicite que ce que je t'écris. C'est mon deuxième jour à l'hôpital, mais j'étais trop crevé ... et surtout trop visité pour pouvoir écrire. Je vais d'ailleurs devoir te lâcher dans pas longtemps. Tom va revenir. Mais, je dois bien avoir encore quinze minutes. Histoire de te décrire le deuxième amour de ma vie.
Je m'étais senti si mal quand ça a commencé (quand ça a fini aussi tu me diras, mais c'était de courte durée). Puis, je crois que si on ne l'a pas vécu, on peut pas se rendre compte à quel point c'est ... beau. Quand, la petite chose que tu as porté tout ce temps en toi, est là, juste sur toi, et pas dedans ... c'est, indescriptible.
Et au fait, j'avais raison ! Je suis si heureux, tu n'imagines même pas. Une petite fille, de deux kilos cent cinquante trois (pour être précis). Elle est un peu petite mais les médecins ne sont pas inquiets. Et elle est si jolie. Tu vas me dire que je suis gaga ... mais tu rigoles ou quoi ? On voit bien que tu ne connais pas-


-« Mon amouuuur ! =D »
-« ... Tom, ce sourire niais te sied mal. »
-« Moi aussi je t'aime mon ange =D »
dit-il en se penchant vers moi et déposant ses lèvres sur les miennes.
S'en suit un doux baiser, qui nous fait sourire tous les deux sans se lâcher pour autant. Je glisse mes mains sur sa nuque, la caressant amoureusement. Mon Dieu que j'l'aime. Nos bouches se décollent avec sonorité.
-« Comment tu t'sens ? »
-« Moins fatigué =) ... et ta tête ? x) »
-« Oh ... ça va >///< »
dit-il en rougissant fortement, ce qui déclenche mon rire.
Oui, Tom s'est cogné la tête. Je venais de l'appeler, parce que, il faut le dire, j'avais l'impression de mourir ... hum, je veux pas garder ce souvenir. Et donc ... Tom s'est précipité, il a ouvert la porte mais il n'était pas très coordonné. D'où la jolie bosse sur son front.
-« Roh, c'est bon hein è_é »
-« Boudes pas Tommi, j't'aime moi ... même avec une bosse xD »
-« Moi, j'préfère les voir dans ton pantalon X) »
-« Pervers vas ! >.< »

Il sourit encore. Et encore. Et enco ... bon j'vais arrêter là parce qu'en fait, il sourit depuis qu'il a prit notre p'tit c½ur dans ses bras donc ... donc c'est pas fini.
-« Qu'est-ce que t'écris ? ù_u » demande t-il, en pointant mon journal.
-« Oh, euh, rien, quelques débuts d'chansons. » dis-je un peu perturbé, et espérant de tout mon c½ur qu'il ne-
-« C'est vrai ? C'est super, ça faisait longtemps que t'avais pas écrit =D »
Son sourire éternel réapparaît, et me fait mal au c½ur. Non Tommi, je n'écris plus depuis longtemps. J'ai perdu cette notion que m'avais fait gagner la création du groupe. On a vécu tellement d'temps sans ... sans voir le monde comme il est. Hypocrite et impitoyable. J'ai si peur Tom, tu ne l'sais pas. Et je pense que tu finiras par t'en apercevoir, je ne peux rien te cacher. Mais ... mais là, quand je regarde à coté de moi et que j'vois cette merveille qu'on a fait tous les deux, ... je sais que ... que rien ne redeviendra comme avant. Plus ma grossesse avançait plus je m'en rendais compte. Tu le verras aussi, malheureusement. Mais ... ça, ça ne me donne plus envie d'écrire, Tommi. J'ai perdu la main et l'inspiration. Désolé. Désolé de te faire du mal en te mentant. J'espère que tu me pardonneras.
-« C'est vrai ... mais je veux les terminer avant de t'en parler. »
Dire que je ne les finirais jamais ces chansons inexistantes. Il acquiesce doucement, et se retourne vers ce berceau de plastique dans lequel somnole notre p'tit coeur. Je ne me lasserais jamais de le répéter mais ... elle est si joliiiiie. Oui, ben c'est pas parce que Tom est gaga que j'ai pas l'droit de l'être aussi hein ?! C'est pas exclusif que je sache.
Il la saisit délicatement, et la glisse dans ses bras. Mon Dieu ... j'suis vraiment confiant, j'ai déjà, peur qu'il la fasse tomber. Faut pas qu'j'lui dise il le prendra mal. Hum ... chut, ne pas me concentrer là-dessus ... ... ... putain j'vais pas y arriver.
-« Tommi ? Tu m'l'as passe ? é_è »
Il s'approche, toujours ce sourire débile collé aux lèvres et s'assoit à ma droite. Je me pousse et le laisse se coucher à côté de moi. Franchement, je me demande quand, j'ai été aussi heureux ... le premier concert qu'on a fait, peut-être. Oui, parce que c'était ... un rêve qui se réalisait. Là, c'est la même chose. Il me la tend et je lui dépose un baiser sur le front. Réaction avec un petit bruit et elle se met à gesticuler quelques secondes. Mein Gott ... merci. Je ne peux rien dire d'autre. Merci à Tommi de m'aimer et de m'avoir donné le plus beau cadeau du monde, merci à Maman de m'avoir fait comme je suis, et merci à cette petite chose qui s'éveille doucement dans mes bras, parce qu'elle existe.
Un silence se fait. Long silence, mais pas ce genre de silence qu'on veut briser à tout prix. Il est bienfaisant, calme. Tom glisse son bras dans mon dos et me serre contre lui, je détourne finalement mon regard de notre p'tit c½ur et nos lèvres se rencontrent à nouveau. Je l'aime. J'ai besoin de l'aimer. Ca fait des années qu'on s'aime en secret, mais pour moi c'était trop dur de devoir répondre aux autres que je n'avais pas trouvé l'amour de ma vie alors qu'il était à mes côtés vingt-quatre heure sur vingt-quatre. Han, Tommi. Ca ne changera jamais. Il repose ses jolis yeux noisette sur notre p'tit c½ur et lui caresse doucement la joue du bout du doigt, ce qui a pour effet de la faire gazouiller.
-« Alors ? »
-« J'ai bien une idée, mais ça devrait être à toi de choisir. »
dit-il en déposant un léger baiser sur le coin de mes lèvres.
-« Moi j'en ai pas, donc dis toujours -^^- »
Quelques secondes passent alors qu'il la fixe, l'air réfléchi, comme à chaque fois qu'il prend une décision.
-« Hum ... Erika ? »
Je la regarde et sans m'en rendre compte me met à imaginer toutes sortes de scènes venues de mon subconscient, là où j'entrepose mes souvenirs inutiles. Toutes ces stupides séries télés avec des grandes familles me reviennent à l'esprit, et j'imagine notre fille à nous dans le rôle de l'une d'entre elles. Je me vois l'appeler, et ... et je trouve ça parfait. Oui, c'est ...
-« Parfait =) » dis-je, en souriant et la serrant un peu plus contre moi.
Tom dépose un baiser dans mon cou, qui me fait frissonner.

[ . . . ]

Trois coups frappés à la porte résonnent dans la pièce. Tom et moi nous regardons. Ca fait deux heures qu'on ne fait rien, juste nous embrasser et la regarder. Mon frère se lève et va ouvrir, dans le doute qu'on soit repéré. Normalement, le nom de l'hôpital et les médecins devaient rester confidentiels. Mais c'est tellement simple de se faire dénoncer ... Il pose sa main sur la poignée avec appréhension alors que je me crispe un peu dans mes draps.
-« Coucou ! =D »
-« Ah, putain tu m'as fait peur >.< »
déclare Tom en ayant préalablement émit un cri très aigu, dont lui seul a le secret.
La petite brune lui tire la langue et le pousse.
-« Bon laisses moi passer je ... Ooooooooh *_* » dit-elle en posant ses yeux noirs sur Erika.
Elle se précipite à mes côtés, le regard brillant. Elle a presque les larmes aux yeux ce qui me fait rire.
-« Bonjour à toi aussi x) » dis-je doucement.
-« Oh, Billou ... c'est trop ... trop trop beau ! *__* »
-« Elle s'appelle Erika =) »

Je ne peux m'empêcher de lui caresser l'arrête du nez, et sa petite main pas encore très coordonnée ... ça me rappelle Tom, hum ... enfin, sa toute petite main se pose sur mon doigt après avoir tâté autour quelques instants. Elle émet un petit bruit de mécontentement et grimace, alors que je continue mon mouvement du doigt. J'arrête, la pauvre, j'vais pas l'embêter alors qu'elle n'a que deux jours. Mon doigt passe sur sa joue que je caresse tendrement.
-« Elle est trop joliiiiiiiiie ! <3 » dit-elle, toujours émerveillée visiblement.
Je ne peux retenir un petit rire, alors que mon regard converge vers mon grand frère qui reste en retrait, fixant Katia d'un ½il noir. Il ne l'a jamais aimé parce que c'est une des seules filles qui lui résiste. Il faut dire qu'elle sort avec Gustav depuis quatre ans ... alors, niveau mec insupportable elle est rodée. Elle est petite avec son mètre cinquante huit. Elle est de type méditerranéen, cheveux bruns bouclés, peau hâlée, yeux noirs, et des traits pas forcement très fins, mais harmonieux. Moi je la trouve jolie dans son genre.
Je l'aime beaucoup, c'est parfois ma confidente. Il y a des choses que même Tom n'a pas besoin de savoir hein ... Elle a un caractère bien trempé, d'où sa résistance à Gusti. Et elle a dix-neuf ans tout comme lui.
Elle me fait de grands yeux suppliants. Qu'est-ce qu'elle ... oh, je vois où elle veut en venir.
-« S'il te plaiiiiiiit, je peux ? é_è »
Je soupire. Déjà que j'avais du mal à la donner à Tommi. Je finis par la déposer dans ses bras, parce que je pense que je peux avoir confiance en elle. C'est une fille très maternelle, je devrais pas avoir de problème de ce côté ... et Gusti non plus. Erika n'apprécie pas tout de suite ce changement et sanglote doucement. Ca me fait mal au c½ur, putain.
Katia se met à la bercer un peu, mon p'tit c½ur calme un peu ses pleurs, et la brune a un sourire débile collé au visage. Je crois bien que c'est de la faute d'Erika si on a ce sourire. Elle nous ensorcelle, c'est effrayant. Je commençais à me demander si moi aussi, j'avais cette tête quand je la tenais dans mes bras, mais Katia est entrain de lui dire quelque chose qui déclenche mon hilarité mentale, du moins.
-« Tu es si jolie ma puce ... tu es contente d'avoir une Maman aussi belle ? =) Oui, forcément ... ah ! Tu vois, elle sourit x) enfin ... on peut trouver que ça ressemble à un sourire -_- ... c'est vrai que ton Papa n'est pas très beau mais c'est pas trop grave, tu n'auras qu'à moitié ses gènes, Maman va sauver la face =D »
Je tente désespérément de me retenir de rire, devant le regard d'abord outré puis colérique de Tom. Je reprends mon sérieux comme je peux alors que Katia se tourne vers lui avec un grand sourire.
-« Oh Tommi fais pas la tête, tu sais bien qu'elle aime te taquiner X) » dis-je, en tendant les bras vers lui.
-« Mais oui, Katia rigooooole xD » dit-elle, d'elle-même.
Tom se rapproche de moi en regardant méchamment la petite brune, puis il s'assoit à ma droite toujours et passe son bras gauche au dessus de mes épaules, alors que j'enlace sa taille et pose ma tête sur son torse. J'aime tellement son odeur. Je la respire à pleins poumons et ferme les yeux. Il pose une de ses grandes mains sur mes cheveux qu'il caresse.
Je resserre mon étreinte et relève les yeux. Je croyais pas qu'on pouvait avoir autant d'amour en un simple regard. Mein gott que je t'aime Tommi. Je sursaute en entendant la porte s'ouvrir un peu brusquement, sur Gusti justement.
Katia se retourne.
-« Ca fait longtemps que tu devrais être là hein ?! >_< » dit-elle.
-« ...Oui, euh ...on va y aller de toute façon. »
-« Oo mais pourquoi ? »
-« ... On mange chez tes parents j'te rappelle --' »
-« Ah ouais ... mais enfin il reste du temps, il est que 11h. Viens voir comme elle est belle *-* »

Elle gagatise totalement. La preuve que c'est bien la faute à Erika. Et là, je remarque que ... Gusti n'est pas très à l'aise. Il se rapproche doucement, se penche de la même manière sur l'épaule de sa chérie. Il rougirait presque si elle lui demandait de la prendre c'est certain. J'espère d'ailleurs qu'elle va pas le faire hein. Seules les personnes autorisées ont le droit de la porter. C'est mon ange, c'est moi qui décide.
-« Y'a rien à redire. Vous avez fait du beau boulot les gars -^^- » dit-elle, en me tendant Erika.
Je la serre contre mon c½ur et dépose un baiser sur sa joue. J'arrive pas à m'en empêcher, elle est ... trop. J'veux dire, elle symbolise tout notre amour à Tom et moi. Elle est Parfaite.

[ . . . ]

-« Bon ben on va y aller, hein ? =_= » dit Katia, cédant aux supplications de Gusti, qui lui tire la manche pour la sixième fois depuis son entrée dans la chambre.
Je sais pas ce qu'il a ... mais j'crois avoir ma petite idée. Du moins, j'espère pour Katia que c'est pas ça. Puis, tout à coup, j'me sens tomber de quelques centimètres en arrière.
-« Eh ! è_é » dis-je, à Tom, qui vient de s'enlever de sous moi.
Il sourit, pose un baiser sur ma tempe et ... et ... commence à partir ?!
-« Mais ... où tu vas ? é__è »
-« J'dois rentrer à l'appart =) »
dit-il en se dirigeant vers la porte par laquelle viennent de sortir Gustav et Katia en me disant 'au revoir et bon repos'.
-« Mais ... mais, tu peux bien rester encore un peu, t'as rien à faire à l'appart é___è »
-« ... ça c'est c'que tu crois x) »

Et il est partit. Connard vas ! Ca m'énerve quand il fait ça putain ! Bon, calme, j'vais faire peur à mon p'tit c½ur si j'continue. Oh, elle est trop trop belle. Et c'est même pas exagéré. Elle a ouvert ses jolis yeux marrons et elle regarde autour d'elle, puis finalement après avoir étudié avec intérêt la couleur uniforme du plafond, elle pose son regard sur moi. De toute façon elle doit pas voir grand-chose. Les nourrissons voient en noir et blanc et ne distinguent les formes qu'après un mois, environ. Finalement, si elle me regarde c'est juste parce qu'elle sent mon odeur de ce côté-là. Et puis c'est plus chaud aussi. Oh, ça j'en aurais appris des choses. Je caresse amoureusement sa joue puis son nez. Je m'amuse à faire glisser mon doigt sur les contours de son petit visage, et à nouveau sa main cherche pour se débarrasser de cette chose gênante. Je souris, mais n'abandonne pas mon expédition et mon doigt glisse désormais jusqu'à son ventre, que je chatouille doucement. Cette fois-ci, elle gesticule dans tous les sens et se met à rire. Je rigole aussi, parce que là, elle est vraiment trop mignonne. Son petit rire est cristallin, c'est trop chou.
-« Vous allez l'épuiser à ce rythme. »
Je sursaute à la vue de l'infirmière qui se trouve devant mon lit. Je ne l'avais pas entendu entrer. C'est elle qui s'occupe de nous depuis mon arrivée à l'hôpital, elle est grande, blonde et a des yeux d'un bleu particulièrement perçant. Elle sourit et pose le plateau repas sur la table à ma droite. Ah, la nourriture de l'hôpital ... moi qui aime manger du McDo, j'suis dans mon élément. Mais, elle a également le biberon. Ma seule consolation. Enfin, dans le sens où j'aime le donner à Erika. Pas que j'aime le lait pour nourrissons.
L'infirmière se rapproche et me demande :
-« Je peux la prendre ? Je vais la changer. »
Je soupire et lui tend mon p'tit c½ur. Je vais peut-être paraître bête, mais j'aimerais pouvoir la changer moi-même. Mais j'peux pas. J'suis obligé de rester là, couché sans bouger ou presque. Je soupçonne Tom d'être parti plus tôt pour pas s'en charger d'ailleurs. Mouais, on verra, de toute façon il est hors de question qu'il n'y en ait qu'un qui s'occupe d'Erika.
-« Le médecin passera vous voir vers 13 heures =) »
Moi aussi ça me donne envie d'sourire, ça s'voit pas ? Ouais, l'accouchement a été très très dur, je suis le mieux placé pour en parler n'est-ce pas ? Disons que ... malgré tout, ça m'a un peu plus qu'irrité, c'est sûr que même Tom ne m'aura pas défoncé autant. Erm, c'est pas très joli c'que j'viens d'dire mais bon, ils ont été obligés de me recoudre quand même ... Ce qui fait que je passe une semaine de plus ici, youhou.
-« Tenez. » dit-elle, en me tendant ma petite chérie d'amour, puis le biberon à température plutôt tiède.
Tant pis, j'suis pas un micro-onde. Je la prends tout contre moi, elle fixe la tétine avec des yeux bien plus éveillés que tout à l'heure. Normal, ça sent le lait. Heureusement qu'elle aura notre constitution parce que vu comme c'est partit, ce sera une morfale. Je lâche un petit rire en la voyant se jeter dessus, et avaler goulûment le lait. Je lui caresse doucement le dos de ma main gauche, celle qui la tient. Elle s'étoufferait si je la laissais faire et ça ne semble pas l'inquiéter plus que ça. Morfale et aventurière. La totale.



_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _à suivre_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Alors ? x)
Ca valait le coup d'attendre ?
Heureux(es) que ce soit une fille ?
Comment vous la trouvez ? =D (genre vous l'avez vu et tout --')
(que personne ne me dise qu'il aurait voulu voir l'accouchement en entier ou j'le tue sur le champs
parce que figurez-vous que c'est trop difficile à décrire parce que ça n'existe pas, de plus Bill
est partit direct se faire recoudre après --' donc y'aurait pas eu de scène Bébé-Maman de suite désolée xD)

Petite edit pour satisfaire vos voeux ! =D
Y'en a beaucoup qui veulent savoir (et n'ont pas regardé à gauche =_=)
quelles sont mes fictions en cours (autre que celle-ci --')
Donc les voilà : & icii & làà
(la dernière c'est une ch'tite nouvelle qui a pas commencé mais que j'écris =D)
Heureuses ? xD


A lire avec le coeur accroché : *
c'est écrit by me <3


© Stern_*

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 15:47

Modifié le mardi 18 novembre 2008 15:53

A r t i k e l * n u m m e r * #1o________________________________________________( kapitel acht )_____

*



_________* * * * * * * * * * * * * * * * *


_________________________B e r ü m h t h e i t


_________* * * * * * * * * * * * * * * * *





Célébrité _** _* _* _ _ _ _ ____





__ __ Je me suis souvent demandé ... à quoi les bébés pensent ? J'veux dire ... ils ne savent pas parler. Ils penseraient en images ? Mais à quoi, sérieusement ? Enfin, j'sais pas trop. Les gens ne prennent pas la peine de mettre en ½uvre ce genre d'études ... c'est dommage. Ca doit être très intéressant. On est dans le salon de l'appart. Quand je pense que j'suis revenu y habiter. Ca me gène un peu, parce que Gus', lui, s'est installé chez Katia. Ca n'aura fait que précipiter les choses de toute façon. Mais, je ... enfin, moi j'ai pas de copine pour le moment. Je voulais pas m'imposer, on s'était promis de laisser l'appart aux twins, mais ils veulent absolument pas que je parte ... ... tu parles, j'aide bien pour la petite pendant c'temps hein. Elle a quatre mois et elle toute mignonne ... enfin, la plupart du temps. Comme ses parents quoi. Bref, on a plus de temps pour répéter et ça c'est bien.

[ . . . ]

Je viens de terminer de me laver et je suis arrivé en plein milieu d'une scène touchante.
-« EH ! è_é »
-« Tommi, lui crie pas dessus, elle peut pas savoir c'que c'est ... ce truc ? x) »

En gros, Tom tient la petite dans ses bras et elle se concentre à mort sur ce qu'elle tient. Tom ne semble pas être vraiment d'accord, cependant. Il faut que je filme, c'est trop drôle.
-« ... ma puce ? Tu peux lâcher les cheveux à Papa s'il te plait T_T »
Erika sourit en continuant de tirer sur l'espèce de corde qui sert de 'cheveux' à Tom, trouvant le manque d'élasticité marrant. Ca y est, elle doit avoir compris le système : je-tire-et-la-tête-de-Papa-se-penche. Elle émet un petit son à chaque fois qu'elle tire dessus. Tom fait mine de bouder, et ni Bill, ni moi ne pouvons nous empêcher d'éclater de rire.
-« J'peux tirer sur tes tentacules moi aussi ? Ca a l'air drôle X) »
-« Touches-moi l'Yéti et tu peux dire adieu à ton fer à lisser >_< »

Pas mon fer-à-lisser-d'amour !
-« ... »
-« HaHa ! =D »
finit Tom en me pointant du doigt, l'air triomphant.
Bill lève les yeux au ciel. Quel con. Mais j'l'adore. Malgré toutes ces blagues vaseuses qu'il m'envoie en quantité industrielle, je sais qu'il a constamment besoin de mon soutient. Vous avez peut-être cru que Tom était le plus posé, le plus réfléchi, le meilleur en ce qui concerne 'prendre la bonne décision' ? Peut-être, oui. Mais si saviez comme c'est le bordel dans sa petite tête ... Il a souvent besoin de se changer les idées ou de parler à quelqu'un. Je suis là. Je porte le groupe sur mes épaules ... Bref.

Bill s'est rapproché et vient d'attraper le ver de terre ... ... ... c'est son p'tit surnom by me. J'aime bien les embêter en leur disant que plus tard, elle sera grande et maigre, comme eux. N'empêche, c'est vrai, alors. Beul attrape donc Erika, qui reste définitivement accro aux dreads de Tom qu'elle ne lâche plus. Si seulement j'avais un appareil photo ... ah, j'ai mon portable sous la main. Appareil ... appareil ... voilààà. Attention, CLIC ! Bon ... maintenant, un film !
-« Aiiiiieuh >.< » gémit-il, lamentablement.
-« Rooh, quelle petite nature -_-' ... laisses-moi faire ... mais tires pas comme ça ! Arrêtes de pleurnicher, espèce de gamin ! »
... ... j'vais quand même tenter de décrire la scène. C'est difficile. Bill tient Erika qui tient fermement les dreads de son père, qui lui les retient à la base, ayant certainement peur que la petite les lui arrache ... genre. C'est bien Tom, vas. Pas grand-chose à l'intérieur parfois. C'est mignon quand même ce réflexe de préhension ... ... ... mais là j'suis content que ce soit pas MES cheveux qu'elle tienne.

Tom continue de pleurnicher, sans s'apercevoir que Bill a enlevé les doigts d'Erika de ses cheveux et vient même d'entrer dans la cuisine avec elle, et moi j'ai franchement du mal à m'empêcher de rire là. Ce gars est un véritable phénomène.
-« Mes dreadounettes ! ç_ç »
Bon, je vais quand même lui dire que Bill est parti. D'ailleurs, il regarde la scène, mort de rire.
-« Teum xD fais coucou à la caméra =D »
Tom finit par rouvrir les yeux et s'aperçoit enfin qu'il a l'air très trèèès con. Il détourne vite le regard dans ma direction. Ah, je vais visiblement mourir.


_ _ _ _ POV Tom
-« Espèce de ... >___< »
-« Pas de gros mots ! xD »
déclare mon frère en pouffant de rire.
Je lui lance un regard noir.
Il m'a pas prévenu qu'elle avait lâché mes cheveux, et je passe pour le dernier des abrutis, merci chériiii !
-« Roh ... quelle susceptibilité alors --' »
Je me tourne vers le Yéti qui ... qui ne s'est même pas arrêté de filmer ! Je vais le tuer, je vous jure. Je me rue sur lui, qui, plus rapide, s'est déjà engagé dans le couloir et retourné pour me filmer encore, à moitié entrain de s'étouffer de rire. Si seulement, il pouvait s'étouffer tout court. On a déclenché une guerre dans tout l'appart. Et il est grand. J'suis crevé, mais le Yéti l'est encore plus. J'vais l'avoir ! Je l'aurais ! ... Et il est mort de rire. Comment ... comment il fait pour avoir autant de souffle quoi ?!
-« Arrêtes toi ! è_é donnes moi cette saloperie d'appareil ! »
-« T'énerves pas Teum, c'est un souveniiiiir xD »
-« Tu vas voir c'que j'vais en faire d'ton- »

Un son bien précis stoppe ma phrase et mon élan. Je fusille Georg du regard quelques secondes, alors qu'il continue de filmer avec le sourire.
-« C'est pas terminé, j'te tomberais dessus quand tu t'y attendras pas, tu verras >_< »
Pour toute réponse je reçois un « c'est ça oui » accompagné d'un rire de phoque, comme d'habitude. Je me dirige vers la porte d'entrée alors que Bill me criait d'y aller. J'ai parfois l'impression d'être le martyr de tout le monde ici, que ce soit mon frère, mon meilleur ami ou même ma fille ... Je pose ma main sur la poignée et déverrouille la porte avant de l'ouvrir pour tomber sur-

-« Maman ? oO »
Je la regarde, ébahi, en ayant tout de même le réflexe de fermer la bouche. S'il y a quelqu'un que je ne m'attendais pas à voir, c'est bien notre mère. Elle me fait un doux sourire. Elle a toujours été si belle, même les années passant, rien n'a changé. Elle esquisse un pas dans ma direction et dépose un baiser sur ma joue en guise de bonjour. Le premier réflexe que j'ai, c'est de la serrer dans mes bras. J'avais si peur qu'elle nous renie, si peur que ce soit vrai. Elle répond à mon étreinte après quelques secondes de surprise, je suppose. Je respire son odeur, ce parfum, toujours le même. Ca me rappelle notre enfance ... qui ne remonte pas à si loin d'ailleurs. Puis, nous nous séparons sans nous quitter des yeux.
-« Pourquoi tu es là ? »
Ce n'est pas ce qu'il y a de plus délicat, j'en conviens. Mais si elle est venue pour nous énoncer nos quatre vérités à la gueule, je préfère être prévenu quoi. Elle sourit, avec sincérité, et je me rassure un peu.
-« Je voulais vous voir. Tous les trois. »
Mon c½ur se réchauffe. Peut-être qu'elle n'est pas venue nous faire la guerre. Je vois son regard dévier vers sa gauche et sens une main que je reconnaîtrais entre mille se poser sur mon épaule. Instinctivement et sans même me tourner vers Bill, je glisse mon bras dans son dos et serre sa taille contre moi.
-« Tu nous as vu. »
Je tourne brusquement la tête vers mon frère, étonné de la froideur de sa voix. Il fusille carrément Maman du regard ! Je ... je ne comprends pas ... je ne me souviens pas que Bill ait été en colère contre elle. Il ne m'en a même pas parlé. C'est ... mais, c'est même lui qui a écrit la lettre qui lui annonçait qu'elle était grand-mère d'une petite fille ... Nan, je ne comprends pas.
-« Bill ... é_è » dit-elle d'une voix, que je qualifierais de, désespérée.
Il soupire fortement, agacé apparemment, et se détache brutalement de moi. Mon c½ur se serre. Evidemment, je déteste quand il fait des trucs comme ça. Je le regarde traverser le couloir et disparaître derrière le mur du salon, le regard rempli d'incompréhension. Anh, il me tuera. Je sens une autre main se poser sur mon bras.
-« C'est ma faute. »
Je ne réponds rien, et ne nie pas. Elle a raison, c'est sa faute.
-« Tu as quand même le droit d'entrer tu sais. » dis-je avec un sourire un peu triste.
Elle fait de même, avant de pénétrer dans l'appart. Je ferme la porte derrière elle, et la suit jusqu'au salon. Bill est encore dans la cuisine, poursuivant ce qu'il faisait avant d'être interrompu, c'est-à-dire ... donner le biberon à Erika. J'adore quand il le fait. Il est encore plus beau qu'au naturel, je trouve. C'est con hein ? Ben c'est pourtant vrai. A chaque fois qu'il s'occupe d'elle, mon c½ur se rempli d'amour au maximum. Parce que ce sont mes deux anges et qu'ils sont parfaits. Bill se concentre sur sa tâche et je vois son regard s'adoucir de plus en plus, perdant toute la colère qui l'animait depuis peu. Il tient le biberon dans la bonne position pour qu'Erika ne s'étouffe pas. J'avoue qu'apprendre ce simple geste n'a pas été une mince affaire, pour moi du moins. Bill avait compris tout de suite. Encore une des ces infimes choses qui font que les jumeaux ne se ressemblent pas tant que ça. Tout à coup, je m'aperçois que Maman reste là, debout et fixe la scène elle aussi.
-« Assieds-toi =) » lui dis-je, doucement.
Elle tressaille comme si je l'avais réveillé dans sa contemplation, mais obéis rapidement. J'allais m'asseoir à ses côtés, quand le Yéti refait son apparition, sortant de sa tanière, autrement dit, sa chambre.
-« Bonjour Madame Trümper =D »
... tout aussi délicat que moi. Pas meilleurs amis pour rien.
Il lui tend sa main qu'elle serre en souriant, répondant à son acte de politesse.
-« Bon les Kaulitz, je sors ce soir. A plus ! -^^- »
Il est surtout parti pour pas être là durant la guerre ! Trouillard. Moi j'suis obligé de rester, et je veux paaaas. Ca va crier, c'est forcé. La porte d'entrée a claqué. Maman et moi on s'est regardés, et on s'est sourit, amusés par l'apparition et la disparition soudaine d'un gars aux cheveux si lisses qu'on aurait dit de l'eau. S'en est suivi une conversation banale, juste pour savoir ce qui s'était passé, pendant ces neuf mois et demi de silence radio. Puis Bill s'est assit à côté de moi, et l'ambiance a radicalement changé.

Maman parait si perdue et désolée que je lui pardonnerais même d'avoir tué Sammy Deluxe. Mon frère, lui, ne parait pas aussi mignon et calme que toute à l'heure. Il ne la regarde pas, et fixe un point invisible dehors. Et, vu la façon de laquelle il tient Erika, je sais que je pourrais essayer de lui arracher des mains, il ne la lâcherait pas. Elle somnole et ouvre ses yeux de temps en temps, mais elle ne va pas tarder à s'endormir complètement si elle vient de manger. Elle est vrai-ment-trop-belle. Pfiou, j'y peux rien, c'est automatique. Le silence commence lentement a me tuer. Putaiiin ... et Bill n'engagera pas la conversation. Trop fier. La saloperie de fierté inutile des Kaulitz. Maman, j't'en prie, fais quelque chose, j'vais me tirer une balle ...
-« Bill ... s'il te plait ... pardonnes-moi é_è » dit-elle, à voix basse, rougissante.
Mon frère daigne enfin baisser les yeux vers Maman, mais c'est de courte durée ... et toujours pas très gentil. Il remonte un peu ses bras et redresse Erika qui commençait à glisser dans le creux formé. Elle émet un petit son étouffé, mais ne se réveille pas. Endormie profondément, la bouche un peu ouverte. Je vais craquer. Il y a des jours, ou j'ai du mal à croire qu'elle soit à nous. Que nous l'ayons fait tous les deux. C'est un véritable petit ange. Pas nous, c'est le cas de le dire.

Quelques secondes passent, Bill regarde toujours Erika. Même si je ne vois pas ses yeux, cachés par des mèches noires et blanches de cheveux, je ne sais que trop bien à quoi son regard peut ressembler. Je le sens ... si fort. Notre lien ne s'est pas vraiment atténué depuis notre enfance. Sur scène, c'est l'osmose totale entre ma musique et sa voix ... c'est impossible à décrire. Par la suite, je me suis rendu compte qu'en ce qui concernait la douleur, rien n'a changé depuis ce jour que même les fans connaissent. Ce jour, où j'étais à l'école et où Bill s'était retrouvé à l'hôpital à cause de son allergie. Je le savais. La détresse, c'est tout ce que j'avais ressenti et je savais que c'était Bill. J'ai eu si peur ... Et rien n'a changé. Encore une fois, j'ai senti la douleur que ressentait Bill. Bien sûr, il ne pouvait pas le savoir, mais pendant tout l'accouchement j'ai souffert aussi. Pas autant bien entendu. Mais, c'est aussi le pourquoi je me suis réveillé cette nuit-là. Et là, je devine qu'il a les yeux remplis de larmes. Mais je suis par contre incapable de savoir quel sentiment les a provoquées.
-« ... Pourquoi ? »
Il relève enfin la tête et j'aperçois ce regard mouillé, enfin surtout très colérique, qu'il adresse à Maman.
-« Pourquoi est-ce que je te pardonnerais ? Tu l'as fait, toi, peut-être ? Est-ce que tu nous a acceptés ? Est-ce que tu as pensé une seule seconde que nous nous aimons réellement ? Est-ce que tu as seulement pensé une seconde que ... que, j'avais besoin de toi ? ... C'est vrai, nous l'avons dit au monde entier, mais c'est TON avis qui nous importe ! Tu n'imagines pas à quel point, c'est ... douloureux de se faire renier par sa propre mère ... »
Dans un élan d'amour, je me rapproche, le sers contre moi, et essuie doucement les larmes qui dégringolent sur ses joues. Il tient Erika serré contre lui, sans pour autant lui faire du mal. Il ne sanglote pas. Il pleure, sans mouvements, fixant juste Maman, qui fait de même. Et j'dois bien avouer que moi aussi, j'en ai envie. C'est ... tellement ça. C'est tout ce que nous avons ressenti sans en parler pendant tout ce temps. Je comprends qu'il ne veuille pas lui pardonner. Il est cent fois plus têtu que moi, qui plus est. Maman ne dit rien. Elle se sent coupable, c'est tout.

Un long silence a repris sa place dans la soit disant conversation. Je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas forcer mon frère à accepter ses excuses. Je n'y arriverais pas de toute façon. Il défit Maman du regard. Je sais qu'il veut qu'elle réponde, qu'elle agisse, qu'elle bouge, qu'elle attaque, ou même qu'elle s'excuse encore une fois. Mais elle ne fera rien. Et Bill le sait bien. Je n'ai rien à faire. Je me sens concerné. C'est ma mère, c'est mon frère. Et pourtant, c'est comme si j'étais seulement témoin de la scène. Comme si elle n'était pas vraiment réelle et qu'elle ne se passait pas ici mais à des années lumières. J'ai peur en fait. Peur d'aggraver les choses. Peur de prendre un parti dans cette guerre que mon frère vient de déclencher. Il souffle, agacé, et baisse à nouveau les yeux vers Erika qu'il tend dans ma direction. Surpris, je place précipitamment mes bras dans la bonne position et la prend délicatement.
-« J'ai besoin de temps. » déclare t-il, en se levant.
Il quitte la pièce, sans un regard en arrière. Maman se permet enfin de pleurer comme elle le voulait. J'ai mal. Qui n'aurait pas mal en entendant sa mère pleurer ? Mon Dieu ... Bill ... est-ce que tu as pris la bonne décision ? Je me lève doucement et m'assois à ses côtés. Elle murmure des excuses maintenant ... des centaines. Pourquoi pas plus tôt, Maman ?
-« Je-je suis ... désolée ... je, j'ai eu peur, je ne-ne voulais pas ... é_è »
-« Je sais. »
dis-je à voix basse près de son oreille. « Ca lui passera Maman, t'inquiètes pas. »
Quelques minutes passent. Ses pleurs se calment. Le silence revient. Pas oppressant. Plutôt ... rassérénant ? Un soupir traverse mes lèvres. Nous avons une interview demain. Mon c½ur repart, plus rapidement. Pourquoi a-t-il fallu qu'on soit célèbres ? Avant ... avant j'aurais dit : pourquoi Bill a-t-il fait ça, sans me consulter, décidé de notre avenir et de celui du bébé ? Mais maintenant, je ne regrette pas. Erika est la plus belle chose qui me soit arrivée et qui ne m'arrivera jamais. Pourtant, je n'ai que dix-neuf ans. Malgré tout ce qui vient de se passer, la petite dort profondément. Je pose le dos de deux de mes doigts sur sa joue et la caresse tendrement. Sa peau est toute fine et douce. Elle a déjà pas mal de cheveux pour ces quatre mois. Des cheveux d'un blond pâle.
-« Elle est très belle. »
Je me tourne vers ma mère et lui sourit. Je la comprends. J'ai tellement de mal à choisir, si je puis dire. Maman a raison autant que Bill a raison. Elle a bien réagit, trop violement, mais elle s'est juste laissée emporter. Ca doit être ... si ... choquant, d'apprendre au même moment que vos enfants sortent ensemble et que vous allez être grand-parent d'un bébé qui est né de cette union. J'sais pas comment je l'aurais pris. Très certainement pareil. Mais ... Bill aussi a raison. Parce qu'elle n'est pas venue s'excuser plus tôt. Parce qu'elle n'était pas là pour nous soutenir et aider Bill pendant sa grossesse. Je suis interrompu dans mes pensées par la queue de cheval de ma mère presque dans mon nez. Elle s'est penchée sur Erika, et gazouille des choses. Je vous jure, les femmes sont bizarres.

[ . . . ]

L'agitation règne autour de nous. Comme toujours les coulisses d'un plateau télé sont encombrées de gens qui vont et viennent furieusement. Et absolument personne ne s'occupe de nous, c'est magnifique. Je jette un regard à mon frère qui observe ses mains, qu'il tord dans tous les sens. Il a peur. Moi aussi. Je n'ai pas envie de parler de notre vie privée à des millions de personnes dont la moitié nous hait. Nous sommes ... un gros phénomène de foire, c'est moche. C'est horrible même. Je glisse doucement ma main sur les siennes, les décrochant, et prenant l'une d'entre elles dans la mienne. Son regard se fixe dans le mien. Il se rassure un peu. Il n'est pas tout seul. Je serais toujours là. Je lui fais un doux sourire, et enfin, un gars nous pousse vers une des entrées de la scène nous disant que c'est « à nous dans trente secondes ». Les plateaux télés ça nous connaît. Pourtant, on doit être cent fois plus stressés que d'habitude. On entend la présentatrice nous appeler, je sers une dernière fois la main de Bill.
-« Ca va aller mon c½ur =) » murmurais-je à son oreille.
Il acquiesce et je lâche sa main alors qu'il venait d'enclencher le pas. Je veux pas y'aller.
Procédure habituelle. Des tas de gens assis dans le public. Pas une seule affiche pour nous. Mon Dieu ... qu'est-ce qui a bien pu se passer dans leurs têtes ? Il y a à peine un an, la moitié de la salle hurlait à notre arrivée. Ca fait si mal. Bill doit souffrir le martyr. Oh ... merde. C'est la même présentatrice que la dernière fois. Cette pétasse qui nous regardait avec dégoût. Ca n'a pas changé apparemment. Connasse. Elle affiche un sourire trèèèès hypocrite. Echange de poignées de mains, froides. Civilités à la con des présentateurs. Ouais, je la hais cette salope. C'est même la troisième insulte que je lui adresse mentalement. A la cinquième, je frappe.
-« Alors, nous avons la chance de vous recevoir en premier depuis la naissance de votre bébé =D. Ma première question est la suivante : est-ce que tout s'est bien passé ? »
... franchement. Ca se voit pas que Bill est là ? Ca se voit pas que la couleur de sa peau est normale ?
-« Tout s'est très bien passé, merci de vous en inquiéter =) »
Merci à toi, mon c½ur, d'être aussi doué d'hypocrisie, j'aurais pas résisté à une bonne vanne là.
-« Nous sommes heureux de l'apprendre. Vous allez peut-être trouver ça bizarre ... mais vous êtes le ... couple le plus médiatisé de la planète ! De plus, vous avez si bien caché les informations que nous n'avons pas pu avoir de nouvelles sur votre bébé, que ce soit sa santé ou même son sexe ! Pourriez-vous nous en dire plus ? =D »
-« ... »

Et merde. Cette putain de question. LA putain de question qu'on ne voulait pas. Ils vont savoir. Le monde entier saura qui est Erika, son nom, son âge, sa scolarité, ses fréquentations. Tout. Jusqu'à toutes les connaissances qui circulent sur nous également. Combien de grains de beauté, de tatouages, de piercings. Notre caractère, nos passions. C'est affreux. La célébrité est une saloperie de maladie qui en a fait sombrer plus d'un. Mais voilà, on est obligé de répondre à cette question. Parce que, si on le fait pas, d'autres se chargeront de trouver ce qui les satisfera. C'est immonde. C'est la vie. Non, c'est Notre vie.
Bill décide de parler après quelques secondes de silence. Nous avons sûrement eu la même réflexion.
-« Oui, bien sûr, dit-il en appuyant exagérément sur les deux derniers mots, c'est ... une petite fille, elle s'appelle Erika et est en parfaite santé. »
Voilà. Tout a commencé. Le compte à rebours est lancé. Je prie pour que le monde nous oublie. Je prie pour que notre musique soit reconnue pour ce qu'elle est, pas pour ceux qui la produisent. On doit arrêter après la conception du dernier album. Une tournée ou deux très certainement. Mais après, fini. J'espère tellement que tout ira bien. J'espère tellement qu'on saura t'offrir une jolie vie ma chérie.




____________________________________________________________A suivre ...




Edit du 29/04 à 11:13 :
Hey les filles ! =D
Bonjour à toutes. Je suis revenuuuuuue mais vous l'aviez sans doute remarqué --'
Et puis de toute vous vous en foutez d'ma vie xD
Donc bref. Euh. Quoi enfin plutôt qu'est-ce que j'voulais déjààà ... ? Ah oui !
J'ai écrit la suite. Pas entièrement mais je ne suis plus coincée ! =D
Donc, vous l'aurez d'ici peu de temps. Je tenais à vous faire quelques précisons, même
si en ce moment j'ai l'impression de parler seule puisque plus personne ne
prend des nouvelles du blog. Ce qui m'énerve autant qu'attriste profondément.
Huuum, dans le prochain chapitre, ou peut-être et même très certainement
les suivants, vous trouverez des passages que j'avais promis à ma gentille
amie x-manequin-yaoi-x =D C'est à diiiiiire .... je ne vous le dirais pas xD
Je me doute que vous ne ferez pas de différence avec le présent donc,
je vous l'indiquerais ou mettrais des indices. cependant vous devez donc
faire attention à ne pas tout confondre xD
Breuf bref brefons.
Je posterais mercredi ou jeudi (c'est ferié aaaaaaaaaah *hurlement de joie*)
Je vous attends à vos postes !!!
Pas de prévention pour la peine >.<

Gros bisous ! =DDDD




© Stern_*

# Posté le dimanche 24 février 2008 11:39

Modifié le mardi 29 avril 2008 05:52